L'annexion (idafa)
Deux noms accolés, aucune préposition — et pourtant la relation est claire.
Le principe
Là où le français dit « le livre de l'enfant », l'arabe pose simplement les deux noms l'un après l'autre : كِتَابُ الوَلَدِ. Il n'y a pas de mot pour « de » : la relation est portée par la construction elle-même et par le cas du second terme.
Cette structure est partout : titres, adresses, noms composés, expressions figées. La maîtriser tôt fait gagner énormément en lecture, parce qu'on cesse de chercher un mot de liaison qui n'existe pas.
Les trois règles, sans exception
La faute que tout le monde fait au début
Mettre l'article sur les deux termes : al-kitābu al-waladi. C'est logique pour un francophone — les deux mots sont définis — mais c'est agrammatical en arabe. Seul le second porte l'article ; le premier est défini par ricochet.
Le test simple : si le premier mot porte ال ou un tanwīn, ce n'est pas une annexion. Relis ta phrase, l'une des deux marques est de trop.
